Mise à jour 11 juin 2007

Aquifères sédimentaires
à porosité d'interstices, alluviaux ou de bassins sédimentaires

Aquifères liés aux fleuves et cours d'eau

Compte tenu de l'existence de reliefs montagneux sur près de la moitié du territoire, la France métropolitaine possède un important réseau hydrographique. Les fleuves et les cours d'eau issus des zones de montagne sont responsables d'un alluvionnement important et bien réparti. On estime qu'environ 45% des eaux souterraines prélevées en France proviennent des nappes alluviales.

En hydrogéologie, on distingue les dépôts fluviatiles et fluvio-glaciaires de sable grossier, gravier et blocs au sein de matrices sableuses et silteuses, siège des aquifères alluviaux dans les grandes et petites vallées et les dépôts sédimentaires marins sableux et continentaux fluviatiles des bassins sédimentaires à proximité du littoral.

Les aquifères alluviaux sont constitués, de façon générale, par des sédiments exempts d'argile, donc poreux et perméables.
Pour les aquifères de bassins sédimentaires, la structuration des dépôts résulte d'une dynamique sédimentaire liée notamment à des variations de niveau de la mer. Les aquifères sont souvent multiples ou superposés, séparés par des niveaux d'argiles imperméables, traduisant des conditions de dépôts de plus grande profondeur et de moindre énergie.

Pendant le Quaternaire, les alternances climatiques (périodes glaciaires et interglaciaires) ont permis la constitution d'épandages alluviaux de diverses natures suivant leur bassin versant.

Structure et fonctionnement des aquifères alluviaux

La plupart des nappes alluviales sont en liaison hydraulique directe avec le cours d'eau et bénéficient donc de la réalimentation par celui-ci. La ressource exploitable n'a alors pour limite que le débit du fleuve. Dans le cas d'un cours d'eau à faible débit, le pompage en nappe peut alors causer un sérieux déficit aux eaux de surface, voire conduire au tarissement. Réciproquement, en période d'étiage, le débit des cours d'eau est assuré en grande partie par la contribution des eaux souterraines.

Lorsque la granulométrie des matériaux est à la fois grossière et homogène, les alluvions sont très perméables. Néanmoins, si des sables fins, des silts et des argiles, occupent les vides entre les galets, la perméabilité peut être seulement modeste. La stratification est en général irrégulière et comporte des chenaux et des masses lenticulaires de formations sableuses, voire argileuses, liés à la genèse du dépôt par un système fluvial capricieux, divaguant, aux méandres sans cesse déplacés.

Mars 2006, Aquifères et eaux souterraines en France,
Edition BRGM, collection Scientifique et Technique, ouvrage collectif sous la direction de Jean-Claude Roux,
2 tomes, 944 p.