Mise à jour 11 juin 2007

Aquifère plio-quaternaire du Roussillon

Aquifère plio-quaternaire du Roussillon : principale ressource
en eau potable du département des Pyrénées-Orientales

L’aquifère plio-quaternaire du Roussillon permet l’alimentation d’environ 80% de la population, soit environ 300 000 personnes.

Les prélèvements dans cet aquifère, s’élèvent à plus de 80 millions de m3 annuels tous usages confondus. Le nombre de forages semble dépasser, dans les nappes pliocènes, 5 000 à 10 000 ouvrages. Certains ne sont plus en service, abandonnés, voire, comblés ou non repérables. Annuellement, il se réalise une centaine de forages dans les formations pliocènes, donc avec une profondeur supérieure à 30 m. La répartition des prélèvements dans l’espace et dans le temps est assez variable. Ainsi, certains ouvrages situés sur le secteur côtier ne sont pratiquement plus exploités que durant la période estivale et permettent essentiellement de satisfaire les besoins en eau du tourisme (population saisonnière estimée à 700 000 personnes). De même, les prélèvements en eau souterraine pour l’agriculture se localisent essentiellement sur certains secteurs (Salanque, basse plaine du Tech, secteur des jardins de Saint-Jacques, rive droite et moyenne vallée de la Têt). En revanche, pour couvrir les besoins en eau potable, les prélèvements sont répartis sur l’ensemble du système : les captages sollicitant l’aquifère pliocène sont généralement situés à très faible distance des lieux de consommation. Agriculture et tourisme constituent les principales activités présentes sur le secteur de la plaine du Roussillon.

Les prélèvements réalisés dans l'aquifère profond pliocène servent essentiellement à l'alimentation en eau potable (environ 30 millions de m3 annuels) alors que ceux de la nappe superficielle quaternaire sont principalement utilisés pour l'irrigation (prélèvements de l’ordre de 23 millions de m3 par an).

Réalistion Mine de rien

Un déficit apparent de recharge de l’aquifère

Une tendance à la baisse des niveaux piézométriques est observée depuis une trentaine d’années dans le pliocène. Les recharges hivernales ne compensent donc plus que de manière imparfaite la consommation estivale d’eau :

- pollution ponctuelle aux chlorures et aux nitrates dans les eaux du pliocène avec des concentrations supérieures à celles fixées pour l’alimentation en eau potable. Le cheminement de ces substances vers les nappes profondes du pliocène est rendu possible par la conjonction de deux phénomènes :
       - la présence en grand nombre de forages sur le secteur de la plaine du Roussillon, dont certains,mal réalisés
         ou à l’abandon, constitue autant de vecteurs potentiels de pollutions (pour en savoir plus consulter
         le site http://www.cg66.fr/environnement/eau/piezometrie/piezeau3/index.html) ;
       - la baisse de pression dans les nappes profondes (corollaire de la baisse du niveau piézométrique), qui engendre
         une inversion des circulations d’eau (des nappes superficielles vers les nappes profondes du pliocène,
         alors que la circulation est normalement contraire), et rend ainsi possible la pollution des eaux d’origine pliocène
         par des eaux superficielles ou de ruissellement contaminées.